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Historique du Foyer La bienvenue

Les débuts :

Déjà sensibilisée à la vie que menaient les femmes prostituées suite à la lecture d’une biographie dans son enfance, Hélène Tzaut a été engagée en 1945 comme secrétaire, place Saint-Georges, au Cartel d’action morale et sociale. Elle a commencé à y travailler, elle a été chargée de faire une enquête dans la région parisienne sur les possibilités de réinsertion pour les prostituées, très nombreuses à la fin de la guerre et de l’occupation.

Depuis la fermeture des maisons de tolérance sur tout le territoire français, des dizaines de jeunes femmes sont arrivées dans les services sociaux demandant de l’aide, un logement, du travail et là la loi n’avait rien prévu.

Les assistantes sociales, qui connaissaient déjà Hélène Tzaut à cause de son enquête, ont commencé à envoyer à la place Saint-Georges chez Mademoiselle Tzaut ces jeunes femmes dont elles ne savaient que faire. Alors Hélène Tzaut les recevait, elle avait un entretien avec elles, puis essayait de leur donner un petit travail, des collages de timbres, des pliages de circulaires et de les payer le jour même pour qu’elles aient de quoi vivre jusqu’au lendemain. Très vite, ça a été « l’embouteillage », elle était toute seule, elle ne s’en sortait pas. Heureusement, une aide bénévole est arrivée, et elles ont ouvert en plus là dans les locaux du cartel, un petit atelier de rembourrage d’ours en peluche. Tous les matins, on voyait arriver un camion qui apportait ses 2000 pattes d’ours à rembourrer et à fermer. Mais évidemment, assez vite le cartel s’est senti un peu squatté par ce service d’accueil alors qu’elle était là simplement une secrétaire.

Et, un beau jour, on lui a dit « Ça ne va plus, il faut que vous partiez ». Alors, avec son aide bénévole, sans argent, sans rien, elles sont parties à la recherche d’un local, et elles ont trouvé cette petite boutique d’encadrement, avec une arrière boutique, rue Jean-François Lépine que nous connaissons aujourd’hui. Elles se sont dit « C’est là ! » et le jour même ont signé une promesse de vente. Elles ont demandé de l’aide et des amis inconnus, connus, sont venus à la rescousse. Elles ont pu l’acheter et c’est devenu « La Bienvenue » qui n’avait pas encore de nom, mais qui accueillait déjà 20 à 25 « filles » par jour. Il y avait un petit bureau, une cuisinette, un atelier. Ça a marché comme çà cahin-caha… En fait à ce moment là, Hélène Tzaut n’avait dans l’idée que les prostituées. Un soir, une jeune fille - très jeune - est venue. Alors qu’Hélène lui dit «  Je ne peux pas m’occuper de vous », elle lui répond « Mais pour que vous me preniez en charge, vous voulez que j’aille faire le trottoir ce soir ? » C’est alors qu’elle décide d’élargir son cercle de préoccupations.

Très rapidement, Hélène TZAUT sera rejointe par Violette STEINER. Cela s’est passé ainsi : Hélène Tzaut a eu un moment difficile. Tout à coup, elle est tombée malade, elle a eu les oreillons, elle a été hospitalisée, tout s’est écroulé, la maison a été fermée. Trois semaines plus tard quand elle a pu revenir, encore les jambes en coton, elle a rouvert toute seule et puis elle a trouvé sous la porte une lettre qui disait « Le Seigneur m’a dit de vous envoyer le chèque ci-joint, remerciez-le lui seul ». C’était un chèque de 50 000 anciens francs. Encouragée par ce signe, elle a rouvert la porte, les jeunes filles ont commencé à revenir. C’est alors qu’elle a reçu une deuxième lettre d’une jeune Suisse, Violette Steiner, qui avait entendu parler de « La Bienvenue » et qui disait « Peut-être est-ce la tâche à laquelle Dieu me destine ». Évidemment, il n’y avait pas l’argent pour embaucher, pour payer un salaire, mais elle l’a convoquée : elle était toute seule, elle avait vraiment besoin d’aide et puis Violette est arrivée. Elle la trouvait bien fluette, manquant d’autorité et se demandait si cela irait. Elle la prend 2 jours à l’essai… ces 2 jours ont duré toute une vie.

Une nouvelle étape dans l’histoire de « La Bienvenue », c’est l’installation d’un foyer Rue de Paradis. Elles n’avaient alors pas de logement du tout. En juillet 1952 Hélène et Violette réunissent le Conseil d’Administration pour leur parler de ce problème. Le lendemain même, l’un des membres revient triomphant « J’ai trouvé des appartements à vendre, juste ce qu’il faut, une rue au nom prédestiné la rue du Paradis ! ». Elles se sont mises en chasse pour trouver de l’argent et acheter ces deux appartements. Elles y ont mis toutes les subventions qu’elles avaient reçues. Puisque « La Bienvenue » avait été reconnue maintenant comme association, elle commençait à recevoir des subventions du Ministère de la Santé et elles ont pu acheter. En novembre 1952, elles ont pu ouvrir ces appartements, avoir les quatorze premières occupantes, mais ce n’est que 6 ans plus tard, en 1958, que « La Bienvenue » a été reconnue Centre d’Hébergement par les services sociaux.

Depuis, le problème de la prostitution a été largement amplifié par une gamme fort variée de difficultés multiples que pouvaient rencontrer des jeunes filles. Les services de l’Aide Sociale à l’Enfance ainsi que les Juges des Enfants, ou d’autres services s’occupant de jeunes, se sont mis à nous adresser des jeunes filles, presque toujours en rupture familiale et en véritable danger.

Après la période des pionnières, engagées sans compter leur temps ni leur énergie, « La Bienvenue » s’est professionnalisée. Vraisemblablement, ce tournant a été pris dans les années 70. « La Bienvenue » est Reconnue d’Utilité Publique depuis 1978. Il n’était plus possible de travailler uniquement avec de la bonne volonté :  il fallait avoir du personnel formé et compétent. Le recrutement des éducateurs et des éducatrices s’est effectué sur la base d’une formation et plus seulement sur des critères de bon vouloir. Il fallait du savoir-faire afin de faire savoir que « La Bienvenue » continuait à répondre aux impératifs de l’heure et aux besoins des jeunes.

Il a fallu vendre la « Rue de Paradis » qui était devenue trop exiguë, et installer des foyers à effectifs réduits (10 à 12 places) à BAGNOLET et à PARIS, dans le 20ème, Rue Pelleport. Ensuite, il a également été créé un 3ème service au rez-de-chaussée de la Rue Lépine (PARIS  18ème), où se trouvaient déjà les bureaux de l’association.

Aujourd’hui

Régie par la loi du 1er juillet 1901, l’association dite « La Bienvenue » est un service d’accueil et d’insertion sociale fondé en 1950 en application de l’article 6 de la loi du 13 avril 1946. Elle est Reconnue d’Utilité Publique (R.U.P.) en 1978.

Elle a pour but d’accueillir et de venir en aide moralement et matériellement à tout jeune, fille ou garçon, en danger moral et physique pour lequel une assistance éducative ou une insertion sociale s’avère nécessaire.

L’association gère plusieurs services avec la double habilitation ASE/PJJ :

  • un foyer éducatif pour jeunes filles de 15 à 18 ans, situé à PARIS 20ème,
  • un foyer éducatif mixte de 18 places pour des jeunes de 14 à 21 ans à NOISY-LE-SEC (93),
  • un service d’insertion jeunes majeures (Service Clés) avec hébergements extérieurs et situé dans le même immeuble que le siège de l’association à PARIS 18ème, 3, rue Jean-François Lépine
  • un service (Service Starter) recevant des garçons en ruptures répétées avec les foyers éducatifs « classiques » et des mineurs isolés de 16 à 18 ans, primo arrivants pour la plupart. Ce service est situé également au 3, rue Jean-François Lépine - PARIS 18ème), (accueil de jour en ateliers éducatifs + hébergement différé).
  • un service Espace-Familles, situé également au 3, rue Jean-François Lépine (PARIS 18ème) proposant des entretiens familiaux à caractère de soutien psychologique et cherchant à associer les familles au projet individuel des jeunes.

Des liens existent entre ces différents services.

 

 


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